J’ai écrit ces poèmes (ou textes) suite à une exposition photos “nature en couleurs” (99 photos) sur la beauté de la nature en 1999
Le chêne
Au détour d’une rivière
Majestueux, tu t’élances.
Ton reflet dans l’eau
Ne cesse de se répandre.
Tes branches tortueuses
Racontent ton chemin.
Tu contemples la rivière ;
De la vie, silencieux témoin.
Blanche
Au jardin tu donnes vie,
Ta beauté irradie.
Tu es la reine des fleurs
Par ton incomparable
blancheur.
Cascades
Cascades majestueuses,
Les pentes abruptes dévalant,
Dans un bruit assourdissant.
Cascades majestueuses,
Sur les parois enneigées
Un chemin se frayaient.
Légers
Chatons légers,
Inflorescence d’or parée
Dansant au grès du vent,
Gracieux et élégant,
De milliers de fleurs,
Le pollen libéré
Reproduira sur la terre tes
fleurs dorées.
Chaleur
Dans sa lumière éclatante,
Le soleil levant,
Apparaissant à l’horizon,
Darde ses rayons.
Repoussant la nuit,
Le soleil levant,
Rallume la vie,
De ses rayons puissants,
Il réchauffe les êtres vivants.
Jolie
Fleur jolie, jolie,
Jaune, rouge sont tes coloris.
Jolies couleurs que tu étales
Font la beauté de tes pétales.
Couleurs de fête, qui n’arrêtent
D’émerveiller les regards
Avant que ne tombe le soir.
L’oiseau
De ses ailes déployées,
L’oiseau vole au-dessus des près.
Fort et majestueux,
L’oiseau brille de mille feux.
Sa couleur incomparable
Fait de lui un oiseau.
Ronce givrée
Feuille de ronce,
Au petit matin, gelée
Sous une fine couche de cristaux légers.
Le froid de la nuit,
A déposé, petit à petit,
Des milliers de gouttelettes solidifiées,
Emprisonnant la feuille d’un écrin nacré.
Astre de la nuit
Dans la blancheur éclatante,
Elle est belle, elle est vivante.
Parfois, des nuages petits
Lui font un voile gris.
Mais, chassés par le vent,
La lune revient à son firmament.
Histoire de mémoire
Dans la mémoire de nos anciens
Gravées le sont bien des histoires.
Elles vous entraînent sur le chemin,
Des contes de fées ou de barbares.
La mémoire de nos anciens cultive bien mieux notre histoire,
Par ses chansons et ses refrains
Que tous les plus grands grimoires.
Ces légendes contées par nos anciens,
Personnes réelles ou illusoires,
Bêtes, ou peut être humains,
Captivent toujours leur auditoire
Torrent
Petit torrent court rapidement
Entre les pierres et les roches
Creusant sa profonde gorge.
Fleur coupée
Jolie fleur que deviens-tu ?
Quand tes couleurs ont disparu.
Parce que coupée par une main,
Ornement, c’est ton destin ?
Plus de couleur, plus de beauté,
Fleur fanée, tu es jetée.
Etoiles
Le soleil couchant
Allume des éclats d’étoiles,
Sur la mer,
Et le sable,
Brillants comme des diamants
Planète précieuse
Tes lames de diamants
Posent doucement
Sur la rivière calme
Des étoiles aux mille éclats.
L’arbre
L’arbre majestueux
Tend ses bras vers les cieux.
Il grandit, il vieillit.
Du temps, des saisons, dépend sa vie.
De la terre, il puise sa force
Avec ses racines profondes.
Sa source est la lumière,
Sans elle, il sombre.
Au grès des saisons,
Son feuillage change de tons.
Pour se renouveler,
Pour continuer à exister.
Il subit les intempéries;
Le froid, la neige, la pluie,
Pour mieux renaître à la vie.
Là-bas au loin
L’horizon,
Limite de la terre,
Où tout se confond,
Le ciel, la mer,
Et les couleurs de l’arc-en-ciel.
Une ligne colorée les sépare.
Le soleil teinte de tons pastels
Cette infinité, donnant au monde un aspect irréel.
Tournesol
Fleur de lumière,
Soleil floral
Au reflet chatoyant.
Tes pétales s’enflamment,
Et illuminent l’esprit
Des êtres qui te regardent
Sans cesse t’épanouir.
Eau vive
Tu serpentes entre les arbres,
Tu coules sur les rochers,
Tu sautes les précipices,
Ton eau est fraîche et claire,
Tu es torrent, cascade.
L’aube
Le soleil levant
Aux reflets mordorés
Allume le jour doucement
Repoussant la nuit lentement.
De son lit …
Lentement, doucement,
Glissant furtivement,
S’insinuant entre les arbres,
Chuchotant sans palabres,
Calmement, clapotant,
Les berges éclaboussant.
La rivière poursuit son chemin,
Tel est son destin.
Le printemps
L’explosion de la vie,
C’est le printemps qui le dit,
Rallumant doucement de son soleil chantant
La nature endormie.
Le printemps, éclosion
Des êtres en hibernation.
Joyeuse renaissance,
C’est le printemps qui danse.
Des ailes de liberté
L’oiseau de ses grandes ailes déployées,
Vole dans les airs.
Sa liberté lui appartient.
Comme il veut, il va, il vient.
Quand la fatigue le surprend,
Il se pose dans un champ,
Pour se nourrir,
Prendre des forces, pour repartir
Vers de nouveaux espaces.
Avec ses ailes déployées,
L’oiseau est fait pour voyager.
L’océan
L’immensité, la plénitude,
Le calme, le mouvement des vagues.
Les regards au loin se perdent,
Ne voyant jamais de fin.
Le langage
L’oiseau qui t’appelle,
Mais oui, c’est une tourterelle.
Ecoute son chant mélodieux :
Rou cou rou cou rou cou …
Mousse
Mousse douce,
L’eau est ton amie.
Mousse douce,
La sécheresse ton ennemie.
Mousse douce,
Le climat tempéré
Est tout ce qu’il te fallait.
Tu peux enfin grandir
Pour mieux reverdir.
Créer des métaphores
Pour le plaisir des yeux,
avec tes différentes formes,
Uniquement pour les curieux.
Une tempête en mer
Ouragan de passion
Qui se déchaîne en toi.
Tu roules sur toi-même
Fait de mille lumières.
Visions éphémères,
Cyclones apocalyptiques,
Tourmentés un instant,
Par le soleil levant.
Le Roi des forêts
Oh ! Toi qui brame
Dans le soir sans drames.
Juste un cri grave
Pour attirer ces dames.
Toi, le roi des forêts,
Un mois par an tu sais,
Lentement et sans hâte,
Réunir toute une harde.
Le village
Dans les bois, sous le couvert des arbres,
Vivent de mignons et petits personnages.
Personne jamais ne les a vu,
Dans notre imagination, ils sont apparus ?
Qu’ils soient lutins ou bien gnomes,
Ils font le bonheur de nos mômes.
Avec leur bouille rigolote, leurs yeux malicieux,
Ces petits bonhommes tous les jours heureux,
Ne se lassent jamais de faire des cabrioles,
Et font ressortir nos idées les plus folles.
En descendant de la montagne
Majestueuse cascade
Tu dévales les pentes abruptes,
Tes gouttelettes se fracassant
Dans un bruit assourdissant
Sur les rochers luisants.
Le tissage
Perles d’eau sur un fil,
Créees par la pluie ou par la rosée,
Sur la toile de l’araignée,
L’art de tisser est révélé.
Patience et minutie,
La toile perlée est une féerie.
Rivière
Petit port de pêche paisible.
Rivière silencieuse.
La Leyre coule et se faufile,
Entre les arbres et les marais.
La chaleur
Soleil,
Astre de vie et de lumière,
Toi qui éclaire toute la terre.
Source de vie et de bonheur,
Toi qui réchauffe tous les cœurs.
Offrandes du matin
Petit gazouillis,
Voix mélodieuse,
Sifflet parfait,
Notes à l’infini,
Cascades rieuses,
Chant endiablé.
Mésange, tourterelle ou pinson,
Tu apportes l’émotion.
Tu chantes dès le matin
Sans jamais changer de refrain.
La naissance
Pomme,
D’un arbre tu nais,
Rouge ou jaune, peu importe qui tu es.
De la fleur, au printemps, sortie,
Peu à peu, sous le soleil tu muris,
Et devient fruit fondant,
Qui croque sous les dents.
Robinier ou acacias
Pendantes en grappes,
Tes fleurs incomparables,
De leur senteur inoubliable,
Parfume l’air environnant,
D’un arôme enivrant.
La vie
Astre du temps et des heures,
Ta chaleur réchauffe nos cœurs.
Ta lumière nous éblouie,
Sans toi, le jour serait la nuit.
Oh ! Soleil astre de vie.
Un matin
La lune se couche.
Le soleil se lève.
Merveilleux moment
Où la nature s’éveille.
Le jour mange la nuit,
Doucement, petit à petit.
Le coq chante dans le loitain,
Les oiseaux gazouillent avec entrain.
Cascades de notes
De l’aiguë au grave.
Notes rigolotes
Qui poussent à l’extase.
Le collier
Toile d’araignée,
Le matin, tu nais
Parsemée de gouttes de rosée,
Tu te pares d’un collier.
Gouttelettes minuscules,
suivant ton fil tueur,
Attireront les curieux,
qui goûteront à leur douceur.
Lumière
Le soleil levant de sa lumière brillante,
Fait renaître à la vie tous les gens, les éléments.
De ses rayons, il éclaire et repousse la nuit.
Il réchauffe, doucement, tous les être vivants.
La boussole
Tournesol
Tourne, tourne au ras du sol.
Cherche la direction qui illuminera tes pétales d’or,
Faisant de toi une fleur de lumière.
Tournesol,
Brille, brille, éclaire de ta beauté,
Ceux qui sur toi posent leur regard énamouré.
Le chemin
La montagne est ton domaine,
Tu la domptes, la sculptes.
Tu dévales ses parois,
Pour arriver dans la plaine,
Devenir ruisseau, rivière, puis fleuve,
Et te noyer dans l’immensité de l’océan.
Eclat de lumière
De l’arbre filtrant,
En un éclair aveuglant,
Surgissant de l’au-delà,
Etincelant de mille éclats,
Une étoile de lumière
M’apparut soudain.
Une lueur éphémère
Touchant mon regard lointain.
Illuminant de tous ses feux
La rivière de ses rayons radieux.
La lune
Si présente et si lointaine.
Elle vient tous les soirs
Pour vous dire bonsoir,
Quand les volets sont clos.
Elle veille sur vos sommeils,
Pas de cauchemars, pas beaux,
Que des rêves qui émerveillent.
Le feu
Dans l’âtre de la cheminée
Danse un feu avec grâce.
Tortueux et très rythmé,
Langoureux et raffiné,
Il réchauffe la maisonnée.
Des lumières ambrées
Projettent des ombres imagées.
Allumant des couleurs
Qui réchauffent les cœurs.
Les flammes chantantes
Dévorent les bûches incandescentes.
Les charbons rougeâtres
Donnent vit aux flammes de l’âtre.
Lumière et douce chaleur
Donnent du baume au cœur.
L’arbre
Puissant, majestueux
L’arbre nous apporte
Le calme, le repos.
Tantôt vert, rouge, jaune, marron,
Son feuillage change au grès des saisons.
Mais l’arbre, lui, reste le même.
Tous les ans, il grandit, il grossit,
Il devient plus fort et plus beau.
Mais un jour la vieillesse l’atteint.
Ses branches meurent,
Ses feuilles sont parsemées.
Mais l’arbre, par ses fruits,
Ses racines, a laissé des pistes,
Des traces.
Ce sont de petits arbres, ses bébés,
Qui à leur tour deviendront :
Grands, beaux et forts.
L’arbre est immortel.
L’odeur de la chaleur
Sous le soleil du matin,
Entre les ajoncs et les pins,
La forêt landaise s’illumine.
Les rayons diffusent une douce chaleur;
Dégageant de ces pins
Une agréable senteur.
Un rai de lumière
Un chemin tu as tracé,
Oh soleil ! dans la forêt.
Ta lumière resplendit
Dans les sous bois endormis.
Conception, réalisation, impression
Nathalie LALIBERT
1ère édition janvier 2001
2ème édition décembre 2006