poèmes d’antan

Voici quelques poèmes que j’ai écrit il y a quelques années ..

 

désespoir tout noir

tu gagnes du terrain

et en un tour de main

ta tache est aisée

la bonheur tu l’as tué

sans bouger le petit doigt

sans te faire de tracas

tu envahi les êtres

les empêches de renaître

tu t’insinue au plu profond

tu pénètres en moi jusqu’au tréfonds

tu te nourrie de mon bonheur

et ne me laisse que les pleurs

désespoirs tout noie

tu engloutis ma vie

tu ronges et tu pourris

désespoir noir

tu as tout détruit

13/04/98

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petite fille aux abois

tu as peur et tu as froid

dans la nuit toute seuls

tu as peur et tu pleures

tes larmes coulent lentement

mais personne ne t’entend

tu voudrais bien appeler

mais tous les sons restent muets

tu demeures cloitrés

seule et apeurée

derrière la porte close.

tu voudrais bien l’ouvrir

mais la poignée est cassée

alors pour moins souffrir

tu te remets à pleurer

 

14/01/98

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la douleur c’est comme une sœur

tu la portes dans ton cœur

c‘est la seule qui comprend

ce que tu ressens

la douleur c’est une part de toi

que les autres ne voient pas

seule, entre pile ou face

devant les autres elle s’efface

la douleur n’est qu’à toi

toi seul peut ressentir ça

tu peux la décrire, même la montrer

mais la douleur se cache, on ne peut l’approcher

les mots ne servent plus à rien

la douleur c’est inhumain

même avec de belles phrases

la douleur reste inexplicable

 

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la solitude est une amie

au moins, elle me tient compagnie

lorsqu’il est tard le soir

at que j’ai le cafard

ma solitude est là

pour écouter ma voix

les gens parlent autour de moi

je ne les entends pas

leur langage n’est pas le mien

nos pas n’ont pas le même chemin

je reste seule au milieu du bruit

n’ayant que la solitude pour amie

21/04/98

 

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la souffrance

image d’horreurs en continu

souffrance de l’âme

permanente qui ronge, dévaste

et qui tue

souffrance du corps

infiltration lente

douleurs passagères, intermittentes

puis chroniques, insoutenables

persistantes, incontrôlables

souffrance du corps

provoquant les souffrance de l‘âme

la souffrance se bouscule

en circuit fermé

l’une et l’autre sont liées

dévastant un être

de son mal qu’est la souffrance

 

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les idées noires, le brouillard

tout ça traverse la tête sans hasard

les soucis de la vie

qui arrivent sans bruit

les fausses joies

auxquelles ont ne croit pas

et qui s’en vont

sans remord, d’un bond

ces idées pour qui l’on vit que l’on aime, que l’on choisit

s’effacent dans l’ombre et laissent une trace profonde

dans le corps et dans l’âme

blessures que rien ne répare

on s’accroche, on se bat

pour qui, pour quoi ?

d’abord pour soi

puis pour les autres

qui n’ouvrent aucunes portes

tes idées et tes joies

fait moi confiance, garde les pour toi

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